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etumba
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Je veux mettre en avant des analyses pertinantes de l'économie politique, et de l'histoire d'Afrique
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24.12.2005
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L'EGYPTE ANTIQUE NEGRO-AFRICAINE

L'EGYPTE ANTIQUE NEGRO-AFRICAINE

Publié le 28/02/2006 à 12:00 par etumba
Les Civilisations africaines
ÉVOLUTION DU MONDE NOIR DE LA PROTOHISTOIRE À LA FIN DE L'ANTIQUITÉ.

MISRAIM était négro-africaine

L'Antiquité africaine par l'image - IFAN/NEA, Dakar, 1976
Cheikh Anta Diop


I. Introduction

Les travaux de Cheikh Anta DIOP, dès 1954 — il y a 51 ans — avec Nations nègres et Culture, puis avec L'unité culturelle de l'Afrique noire et L'Afrique noire pré-coloniale en 1959-1960, inaugurent une nouvelle approche de l'histoire de l'humanité. Il s'agit de rompre avec la vision ahistorique et ethnographique de l'Afrique qui repose, entre autres, sur des présupposés hégéliens [G. W. F. HEGEL, La Raison dans l'histoire - Introduction à la philosophie de l'histoire] et gobinistes [J. A. GOBINEAU, Comte de, Essai sur l'inégalité des races] hérités du XIXe siècle.

C'est une nouvelle "méthodologie en matière d'histoire africaine" que Cheik Anta DIOP préconise et met en œuvre dans ses propres travaux. Il lui consacre le chapitre X de son livre Antériorité des civilisations nègres – Mythe ou vérité historique ? paru en 1967 aux Éditions Présence Africaine. Parmi les axes de cette méthodologie on peut retenir :
- l'analyse des "phases d'évolution politico-sociales" des sociétés,
- "l'ethnonymie et la toponymie",
- l'analyse des "faits linguistiques",
- l'établissement "des corrélations entre des évènements intérieurs et extérieurs",
- les faits archéologiques : "Elle [l'archéologie] introduit la certitude brutale là où il n'y avait que doute, scepticisme ou supputation. Ses résultats ruinent chaque jour les dogmes fondés sur les notions peu scientifiques de vraisemblance historique…".
En outre, ce chapitre dresse un bref inventaire des méthodes des sciences exactes :
- datations,
- analyses chimiques,
- techniques de détection,
- photographie aérienne, etc.
qui peuvent être mises au service de l'histoire africaine, comme lui-même s'y employait dans le laboratoire de datation par le carbone 14 qu'il avait créé à Dakar.(Qui fût détruit deux semaines seulement après sa mort par des individus que les autorités Sénégalaises n’ont pu identifier.)
On peut donc affirmer que Cheikh Anta DIOP a "réinventé" l'histoire africaine? L'Histoire de l'humanité en lui donnant une assise temporelle, une perspective diachronique qui lui faisaient cruellement défaut. Ce faisant, il a mis en évidence la nécessité d'une réécriture de l'histoire de l'humanité.
On comprend dès lors que l'UNESCO l'ait sollicité, en 1970, à devenir membre du Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique.

II. L'Histoire générale de l'Afrique - Préalables méthodologiques

Son exigence d'objectivité le conduit à poser trois préalables à la rédaction des chapitres consacrés à l'histoire ancienne de l'Afrique [cf. L'Antiquité africaine par l'image, Dakar, IFAN-NEA, Notes africaines n° 145-146, p. 6]. Les deux premiers consistent en la tenue d'un colloque international, organisé par l'UNESCO, réunissant des chercheurs de réputation mondiale,
- pour d'une part, débattre de l'origine des anciens Égyptiens,
- et d'autre part faire le point sur le déchiffrement de l'écriture méroïtique.
Le projet envisagé par l'UNESCO rend primordial de traiter la question de savoir à quelle aire culturelle et à quel univers anthropologique appartient l'Égypte ancienne compte tenu de l'état des connaissances. Une confrontation des travaux de spécialistes du monde entier lui apparaît indispensable pour faire avancer la science historique.
- Le troisième préalable concerne la réalisation d'une couverture aérienne de l'Afrique.

C'est dans ce contexte, que se tient au Caire du 28 janvier au 3 février 1974, organisé par l'UNESCO dans le cadre de la Rédaction de l'Histoire générale de l'Afrique, le colloque scientifique intitulé :
"Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique".

III. Les participants au colloque du Caire Vingt spécialistes, cinq observateurs et deux représentants de l'UNESCO appartenant à quatorze nations différentes
Spécialistes :
- A. M. ABDALLA, Department of History, University of Khartoum, Sudan
- A. Abu BAKR, Université du Caire, Égypte
- N. BLANC, École Pratique des Hautes Études, Paris, France
- F. DEBONO, expert UNESCO, Centre de documentation sur l'Égypte ancienne, Malte
- J. DEVISSE, Université Paris VIII, Paris
- C. A. DIOP, Université de Dakar, Sénégal
- G. GHALLAB, Institute of African Research and Studies, Université du Caire, Égypte
- L. HABACHI, Oriental Institute, University of Chicago, États-Unis
- R. HOLTOER, University of Helsinki, Finlande
- S. HUSAIN, Egyptian Organization of Antiquities, Le Caire, Égypte
- J. GORDON-JACQUET, c/o Institut français d'archéologie orientale du Caire, États-Unis
- W. KAISER, German Institute of Archaeology du Caire, République Fédérale d'Allemagne
- J. LECLANT, Université Paris-Sorbonne, Paris
- G. MOKHTAR, Direction du Service des Antiquités, Égypte
- R. EL NADURI, Faculty of Arts, Alexandria, Égypte,
- T. OBENGA, Professeur Université Mariem N'Gouabi, Brazzaville, Congo
- S. SAUNERON, Institut français d'archéologie orientale du Caire, France
- T. SÄVE-SÖDERBERG, Université d'Uppsala, Suède
- P. L. SHINNIE, Department of Archaeology, University of Calgary, Canada
- J. VERCOUTTER, Institut de papyrologie et d'égyptologie de l'Université de Lille

Observateurs :
- V. L. GROTTANELLI, Institut d'ethnologie, Université de Rome, Italie
- S. HABLE SELASSIE, Department of History, Haile Selassie I University, Éthiopie
- F. H. HUSSEIN, Department of Physical Anthropology, National Research Center, Le Caire, Égypte
- L. KAKOSY, Department of Ancient Oriental History, Université de Budapest V, Hongrie
- P. A. DIOP, journaliste du quotidien sénégalais Le Soleil, Dakar, Sénégal
Représentants de l'UNESCO :
- M. GLÉLÉ, Division des études des cultures
- Mme MELCER, Division des études des cultures
Les Actes de ce colloque, dont le professeur Jean DEVISSE est le rapporteur, sont publiés par l'UNESCO dans Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique, Histoire générale de l'Afrique, Études et documents 1, Paris, UNESCO, 1978. Le lecteur trouvera également un rapport de synthèse en annexe du Volume II de l'Histoire générale de l'Afrique, Paris, Jeune Afrique/Stock/UNESCO, 1980, pp. 795-823.
Le journaliste Papa Amet DIOP couvre, pour le quotidien sénégalais Le Soleil, l'ensemble du colloque (grand reportage en six parties dans les numéros 1128, 1145, 1146, 1148, 1149, 1151 du Soleil des mois de janvier et février 1974).
On ne fera, ici, que rappeler très brièvement les principaux thèmes de discussions, les points durs ainsi que les avancées apparus au fil des divers exposés et discussions, tout en conviant vivement le lecteur à se reporter aux comptes rendus sus-mentionnés.

IV. Le Peuplement de l'Égypte ancienne
(1ère partie du colloque du 28 au 31 janvier 1974)

Les communications

Les discussions se sont articulées autour de thèmes développés dans les trois communications écrites.
- Le peuplement de l'Égypte ancienne, par Jean VERCOUTTER (cf. Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique, Histoire générale de l'Afrique, Études et documents 1, Paris, UNESCO, 1978, pp. 15-36).
Le professeur J. VERCOUTTER recense quatre types de sources disponibles pour l'étude du peuplement de l'Égypte ancienne :
. anthropologiques (étude anthropologique physique des restes humains)
. iconographiques (desseins, peintures, bas-reliefs, statues)
. linguistiques : "le langage et l'écriture d'un groupe humain pouvant fournir des renseignements sur l'origine et la nature ethnique de ce groupe"
. ethnologiques : "grâce à la comparaison des sources précédentes avec les caractéristiques des groupes ethniques ou culturels de l'Antiquité".
Il fait un état du matériel anthropologique mis au jour par les fouilles menées dans la vallée du Nil tout en mentionnant les lacunes existantes dans le temps et l'espace.
Il s'attache ensuite à présenter les différentes thèses sur l'origine ethnique des anciens Égyptiens. Deux thèses s'opposent, considérées comme absolues par l'auteur :
. "… la majorité des égyptologues (VANDIER, 1952, p. 22) estime que la population primitive qui occupe la vallée du Nil égyptienne et nubienne, dès le Prédynastique (Badarien et Amratien ou Nagada I) et jusqu'à la première dynastie, appartient à une race brune, "méditerranéenne" ou encore "euro-africaine", souvent improprement appelée "hamite", ou encore "khamite". Cette population serait leucoderme, donc blanche, même si sa pigmentation est foncée pouvant aller jusqu'au noir ; […] Ce type [humain] serait donc d'origine africaine, sans être "nègre" au sens où on l'entend habituellement. Au demeurant même les égyptologues convaincus du caractère africain essentiel de la civilisation égyptienne insistent sur le fait que la population qui a créé cette civilisation n'était pas "nègre" (NAVILLE, 1911, p. 199 ; BISSING, 1929 ; FRANKFORT, 1950]."
. "Sous l'impulsion du Cheikh Anta DIOP, à l'appartenance caucasoïde (l'expression est de CORNEVIN, 1963, p. 103-104 et 152) de la population de l'Égypte, généralement acceptée jusqu'en 1955, une appartenance "négroïde" de cette même population a été substituée (DIOP, 1955, p. 21-253 ; 1959, p. 54-58 ; 1960, p. 13-15 : 1962a, p. 449-541). On Quelques Rois Importants :

Kamosé

1558 - 1554



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Sommaire



▪ Sa titulature

▪ Son origine

▪ Sa durée de règne

▪ Son accession au trône

▪ Son histoire

▪ Sa sépulture

▪ Sa famille

▪ Bibliographie







DATES de RÈGNE

1553-1549

A.M.Dodson
1540-1534 D.Sitek
1571-1569 D.B.Redford
1545-1539 D.Franke, H.D.Schneider
1554-1549 K.S.B.Ryholt, W.J.Murnane

1545-1540 J.Kinnaer







Sa titulature


*

Hr xai-Hr-nst=f , hr nfr-XAb-tAwi , Hr sDfA(w)-tAwi
*

nbti wHm(w) mnw
*

bik nbw shrw-tAwi
*

wAD-xpr-ra
*

kA-msi(w)
*

Kamosé ou Kamosis ou Kamès (Manéthon)












Noms d'Horus




Horus Khaihernesetef

(Horus qui apparaît sur son trône)

Hr xaj-Hr-nst=f



Horus Néferkhabtaoui

(Horus, celui qui dompte les deux Terres

Hr nfr-XAb-tAwi


Horus Sedjefataoui

(Horus, celui qui nourrit les deux Terres

Hr sDfA(w)-tAwi
Nom de Nebty

Nebti Ouhemmenou

(Nebti celui qui renouvelle les fortifications)

WHm(w) mn.w
Nom d'Horus d'or

Bik Nebou Seheroutaoui

(Horus celui qui satisfait les deux Terres)

bik nbw shrw-tAwi

Nom de Roi





Ouadjkhéperrê

(Rê est florissant d'apparitions)

wAD-xpr-ra

Nom de naissance





Kamosé

(Ka est né)

kA-msi(w)







Son origine

Cliquez pour agrandir l'image



Sarcophage de Iâh-Hotep I

Musée du Louvre



Kamosé est un Roi de la XVIIe Kamosé dynastie. Il est appelé par Manéthon, Kamosé ou Kamès ou Kamosis. Il est "Roi" de Thèbes. Sa filiation exacte est encore aujourd'hui sujette à débat, bien que son appartenance à la famille royale Thébaine soit indiscutable. Pour beaucoup de spécialistes il est le fils de Séqénenrê (ou Taâ II) et de la Reine Iâh-Hotep I (ou AhhotepI). Cependant d'autres égyptologues, dont Aidan Marc Dodson, avancent le fait que Kamosé serait plus probablement le frère de Séqénenrê, fils de Sénakhtenrê (ou Taâ I) et de la Reine Tétishery (ou Tetisheri) ?. Dodson (entre autres) appuie cette théorie sur le fait que Kamosé était en âge de mener des campagnes militaires, déjà semble t-il avant d'arriver au pouvoir. Alors que selon la momie de Séqénenrê, son père supposé, celui-ci serait mort à l'âge d'environ 35/40 ans.



On sait que Séqénenrê avait un fils aîné, du nom d'Ahmès-Sipair (ou Ahmosé-Sipair ou Ahmosé Sapaïr), mort avant lui et qu'à sa mort son autre fils Ahmès, futur Ahmès I (ou Ahmôsis, 1549-1525/24) était en très bas âge. Aidan Marc Dodson en conclut que Kamosé était le frère de Séqénenrê et qu'il aurait pris le pouvoir à la place de son neveu enfant. D'après Hans Goedicke, l'interprétation spéculative de la stèle (jdE 49566) du Nomarque d'Edfou, Emhab, confirmerait cette filiation de Kamosé. Il faut aussi noter le fait que la plupart des enfants de Séqénenrê ont l'élément "Ahmès" dans leur nom, ce qui rend encore moins probable que Kamosé fut un de ses fils. Michel Gitton mentionne qu'il serait éventuellement issu d'une branche collatéral.







Sa durée de règne



Kamosé est généralement crédité d'un règne d'un peu plus de trois ans, car tous les documents en notre possession lui étant attribués indiquent la troisième année. Celle-ci demeure la plus haute date attestée de manière certaine. Certains chercheurs aujourd'hui, comme : Hans Diedrik Schneider, Kim Steven Bardrum Ryholt, William Joseph Murnane, Jacques Kinnaer, Detlef Franke et A.M.Dodson, (4 ans) privilégient de lui donner un règne de cinq ans environ, avec toutefois chacun des dates de règne différentes (voir ci-dessus).

Cliquez pour agrandir l'image



Cercueil de Kamosé -

Musée du Caire



Cette idée, largement reprise, s'appuie sur le fait que le Roi aurait lancé une deuxième campagne contre les Nubiens après ses victoires contre les Hyksôs dans le Nord (voir ci-dessous). Deux graffiti différents trouvés sur des roches à Armina et Toshka, au fond de la Nubie, donnent le nom de Roi (Nisout Bity) et de naissance (Sa Rê) de Kamosé et Ahmès I côte à côte et ont été inscrits à la même période, vraisemblablement par le même rapporteur, selon les données épigraphiques. Dans les deux inscriptions les noms d'Ahmès suivent directement en dessous ceux de Kamosé et chaque Roi est crédité d'une épithète qui est utilisée uniquement pour des Rois au pouvoir. Cela indiquerait que Kamosé et Ahmès étaient au pouvoir lors de l'inscription et que par conséquent, selon Kim Steven Bardrum Ryholt, ils étaient co-Régent.



Toutefois, aucune mention ou référence à Ahmès I comme Roi apparaît dans la stèle de Karnak de l'an 3, qui enregistre la première campagne de Kamosé contre les Nubiens, ce qui, toujours selon Ryholt, peut seulement signifier que Kamosé a nommé Ahmès I, enfant, comme son corégent et peu de temps après sa troisième année, avant de lancer la seconde campagne militaire contre les Nubiens. En conséquence, la deuxième campagne de Nubie de Kamosé doit avoir eu lieu lors de l'an 4 ou 5. Selon Ryholt, l'objectif de cette seconde campagne de Nubie peut avoir été la forteresse de Bouhen que les Nubiens avaient reprise de force. Christophe Barbotin expose quant à lui la possibilité d'un règne de 11 ans ?, hypothèse qu'il étaye, par une interprétation différente du papyrus Rhind.





Son accession au trône



Une autre question est soulevée par les chercheurs : Est-ce que Kamosé fut sacré Roi dès le décès de son prédécesseur ?, car plusieurs indices permettent d'en douter. Un des principaux est le fait que sur trois monuments ou objets Kamosé est présenté avec trois noms d'Horus différents. Le premier sur la stèle érigée sur l'ordre du Trésorier Néshi (ou Ousernecha), où le texte (Horus qui apparaît sur son trône) fut rectifié et gravé de nouveau daté de l'an 3. Ce qui fait dire à Hans Goedicke que Kamosé n'avait pas encore été couronné, suivant la tradition, lorsque la stèle fut gravée. Un deuxième nom d'Horus est utilisé sur un bloc trouvé à Karnak (Horus celui qui dompte les deux Terres).



Enfin, le troisième, (Horus celui qui nourrit les deux Terres), est utilisé sur son mobilier funéraire. Henri Gauthier et Raymond Weill on même avancé qu'il y avait eu trois Kamosé différents ?, idée qui est loin de faire l'unanimité. Claude Vandersleyen souligne lui que cette succession de différents noms est logique dans le sens où elle correspond à l'évolution du souverain, par contre l'an 3 est la seule date connue du règne. Pour compliquer il convient de signaler que le couvercle de son cercueil le représentait avec la barbe postiche, mais sans l'uræus et qu'il n'est pas cité dans les Tables de Karnak (Chambre des Ancêtres), toutefois il s'agit là peut-être d'une omission compte tenu de son règne très court. ¹





Son histoire



La mort de Séqénenrê, lors de la bataille laissait un trône vacant et un vide politique. Le vainqueur Apopi (1581-1541), en tant que suzerain se devait de nommer un successeur pour administrer la région, ce fut Kamosé. Le point de discorde entre Kamosé et le Roi Hyksôs va être le titre que ce dernier va lui donner : wr "Grand Noble" alors que Kamosé voulait : nsw "Roi", de plus il doit partager le pouvoir avec le Roi de Kouch et des Princes locaux le long du Nil. Toutefois, ces derniers lui laissaient un droit de passage et reconnaissaient sa souveraineté. Dès son arrivée au "pouvoir" Kamosé va donc reprend la lutte commencée par Séqénenrê. En Nubie, le Roi Kouch Nedjeh prend le pouvoir et installe sa capitale à Bouhen, il règne d'Éléphantine à la Deuxième Cataracte. Son alliance avec les Hyksôs, va durer jusqu'à ce que Kamosé s'empare (ou inquiète ?) la ville de Bouhen.

2e stèle, victoire contre Apopi



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Kamosé est un excellent guerrier et est très doué pour la stratégie militaire. L'histoire guerrière de ce Roi est connue grâce à deux stèles placées dans le temple de Karnak. La première, découverte en 1932, était semble t-il très grande, mais seule une partie du début nous est parvenue. La seconde, découverte en 1954, est plus petite, elle est complètement préservée, mais commence au milieu d'une phrase. Elle devait sûrement être la suite d'une autre stèle, de mêmes dimensions, dont le texte est reproduit sur la palette de scribe, dite "Carnarvon", découverte en 1908 à Dra Abou el-Naga. L'ensemble a tout de même donné aux chercheurs un texte largement exploitable.



En 2008, des archéologues, travaillant pour l'Université de Montpellier à Ermant, ont mis au jour dans le temple de Montou le fragment d'une nouvelle stèle de Kamosis, qui fait état de la consécration d’offrandes dans l’enceinte de Karnak ainsi que des cérémonies processionnelles d’Amon. Une phrase sur la seconde stèle nous apprend qu'avant l’an 3 de son règne, Kamosé part en campagne pour attaquer les Nubiens, profitant du changement de souverain dans ce pays avec la prise de pouvoir du Roi Nedjeh. La stèle du Nomarque d'Edfou, Emhab, précise une reconnaissance jusqu'à Miou, en aval de la 5e cataracte, dans le but sûrement d'attaquer Kerma par le Sud. Certains spécialistes pensent que le Roi fut aidé sur place par des descendants de colons Égyptiens installés là depuis la fin du Moyen Empire (2022-1650). Selon Claude Vandersleyen, Kamosé est le premier souverain Égyptien, depuis la fin de la XIIIe dynastie (v.1783-v.1625) à avoir laissé son nom en Nubie. Une stèle d'un commandant de Bouhen indique la présence Thébaine dans la région.



Ces batailles gagnées en Nubie, les premières grandes victoires depuis une éternité, vont dynamiser le sentiment nationaliste des Princes Thébains, qui vont alors assimiler la lutte contre les Hyksôs à une guerre de religion. Le Dieu Seth est le Dieu unique d'Avaris alors qu'Amon est celui de Thèbes. Ce monothéisme va renforcer le contentieux entre les deux dynasties. Kamosé décide alors d'affronter le royaume du Nord dont le Roi Apopi, âgé, craignant sans doute son ex vassal, va chercher la négociation afin d'éviter la guerre. Cependant Kamosé ne tient pas compte des demandes du Rois Hyksôs. Au contraire, elles le consolident dans sa sensation d'être à présent en position de force. La première attaque victorieuse du Thébain a lieu à Néfrousi (ou Néfrousy ou Néférousy), cité au Nord de Cusaé (près d'Assiout) à la hauteur de Béni Hassan (Son emplacement exact reste encore à trouver).



Kamosé avait d'abords envoyé en reconnaissance des archers mercenaires Medjaÿ (ou Medjai ou Mazoi ou Medjaiou, habitants de Medja une région du Nord du Soudan) en reconnaissance, afin de prendre ce bastion Hyksôs. Dans la ville gouvernait Téti, fils de Pépi, un Prince local opposé à Thèbes depuis longtemps et soumis au Roi d'Avaris. Ce Prince, qui employait des mercenaires asiatiques, était assez puissant pour exiger une taxe pour le passage aux navires Thébains, mais il ne le sera pas suffisamment pour tenir tête à l'armée de Kamosé qui selon Hans Goedicke était largement en surnombre. Une fois la ville tombée, l'armée Égyptienne pillent la région. Puis selon Claude Vandersleyen, Kamosé prend Hardaï, une cité à environ 40 km plus au Nord, puis Pershak (ou Penchak, elle aussi son emplacement exact reste encore à trouver).



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Poignard avec le nom de Roi d'Apopi, Nebkhepeshrê -

Musée Égyptien du Caire

Après ce succès, sans attendre, Kamosé fait route vers le Nord. Cette épopée est racontée dès le début de sa seconde stèle. Le Roi remonte le Nil en bateaux, accostant dans des lieux décrits par la stèle dont la localisation reste inconnue : Per-Djed-Ken et Inyt-Net-Khent, ce qui selon Claire Lalouette pousse l'armée Hyksôs à se replier. Kamosé prend ainsi le contrôle du fleuve et des marchandises qui y transitent. Il mène son armée jusqu‘aux environs d'Avaris, mais sans prendre la ville qui est sauvée grâce à des mercenaires Nubiens. Les troupes Égyptiennes ravagèrent alors la région, les champs, les cultures et les villages alentour. Ce passage de son histoire fait aujourd'hui débat ainsi que la localisation exacte jusqu'où le Roi mena réellement ses troupes. Ce déroulement des faits est une des interprétations des stèles du Roi. La difficulté de l'authentifier provient des lacunes et du texte par lui même, qui comme le précise Claude Vandersleyen, mélange les faits réels et les souhaits ou menaces de Kamosé.



De plus, sur les stèles du Roi il n'est jamais fait mention de Memphis ou d'autres grandes villes du Nord, que le Thébain aurait normalement du prendre avant d'arriver à Avaris. Kim Steven Bardrum Ryholt a récemment affirmé que Kamosé n'avait probablement jamais avancé plus loin que Hardai (ou Cynopolis) ou Saka (el-Qeis) dans le 17e Nome en Moyenne-Égypte (Autour du Fayoum) et ne serait jamais entré dans le Delta du Nil, ni en Basse-Égypte. Ce serait donc là, la région la plus septentrionale reprise par Kamosé. La plupart des égyptologues situent aussi à ce moment le passage ou des soldats Thébains interceptent un messager venant d'Avaris, porteur d'une missive destinée au Roi de Kouch. Le message, est reproduit sur la stèle et donne de précieux détails sur les relations entre les deux belligérants. Apopi proposait à son allié que leurs deux armées devaient attaquer simultanément les Thébains sur deux fronts pour ensuite, après la victoire, se partager les villes et le butin. Kamosé conscient maintenant qu'il peut être attaqué sur ces arrières abandonne l'idée de tenir un siège de la capitale Hyksôs, ce qui stoppe sa progression.



Kamosé, afin de rompre toutes futures communications entre Apopi et les Nubiens, envoie une expédition dévaster l'oasis de Bahariya dans le désert occidental, qui contrôlait la route Nord-sud du désert. Frédéric Colin nous précise que les habitants de Bahariya étaient considérés, au même titre que les autres Égyptiens coopérant avec les Hyksôs, comme des traitres et qu'ils entretenaient des relations commerciales avec Avaris. Kamosé reprend quand même aux Hyksôs toute la Moyenne-Égypte jusqu'au Fayoum. Puis il fait déposer le messager capturé d'Apopi à Atfieh (ou Atfih), une ville à la hauteur du Fayoum, au Sud de Memphis, pour qu'il raconte à son Roi les prises des Thébains et les ravages qu'ils ont commis sur la région. ¹

Cliquez pour agrandir l'image



Ahmès I avec la couronne

blanche - Metropolitan Muséum



Puis, sans que l'on en connaisse la raison, Kamosé stoppe son armée et se retire à Thèbes. Peut-être que ce repli est du à sa santé, car la majorité des spécialistes pensent que Kamosé décéda peu après, soudainement et assez jeune. ¹ Il fait une entrée triomphale dans la cité pendant qu'au même moment se produit une inondation. Selon Christophe Barbotin, c'est à cette époque que Kamosé ordonne à Néshi (ou Ousernecha), un haut dignitaire Trésorier, de réaliser les deux stèles commémorant les victoires du Roi et de les placer dans le temple d'Amon de Karnak. Les égyptologues s'interrogent de savoir à qui s'adressaient ces stèles ?. Hans Goedicke propose que le destinataire en soit la déité elle-même ?. Nous avons encore aujourd'hui des difficultés à interpréter la chronologie exacte des évènements qui y sont relatés. Claude Vandersleyen propose même qu'elles relatent deux campagnes différentes. Il situe la première dans le district de Néfrousy, vers l'an 1 et la deuxième, dans le 17e Nome et l'oasis de Bahariya au cours de l'an 3 (Date à laquelle l'ensemble des faits est gravé sur la stèle).



Quelle que soit la véritable histoire, nous n'avons pas d'informations sur la suite de son court règne. On a de plus malheureusement retrouvé peu de traces de constructions du Roi. Outre les stèles de Karnak et Ermant, il aurait fait édifier un bâtiment à Karnak, dont il ne reste que la base et quatre marches. Christophe Barbotin pense qu'il s'agit du support d'une barque sacrée et Nicolas Grimal penche pour un naos. Après la mort brutale du Roi son frère ou neveu ? Ahmès I, fils de Séqénenrê (ou Taâ II) et de Iâh-Hotep I (ou Ahhotep I), lui succède âgé d'environ 10 ans à son couronnement. La régence est alors confiée à sa grand-mère la Reine Tétishery (ou Tétishéri), puis à sa mère. Devenu adulte il continuera la lutte et s’emparera d'Avaris, puis poursuivra l’ennemi jusqu’en en Palestine où il y assiègera la ville de Sharouhen, qu’il prendra au bout de trois ans. Après une guerre acharnée, les Hyksôs seront définitivement rejetés en dehors des frontières de l’Égypte.





Sa sépulture, sa momie

Représentation d'un char de guerre Hyksôs
Dessin source : La Balance des 2 Terres



Kamosé est enterré dans une tombe toute simple à Dra Abou el-Naga. Il est attesté sur divers objets qui y ont été trouvés comme sur une hache de cérémonie, des scarabées, des bijoux parmi d'autres choses. Donald Bruce Redford note que Kamosé "a été enterré très modestement, dans un cercueil qui n'avait pas même un l'uræus royal". Cela peut signifier que le Roi mourut avant d'avoir eu assez de temps pour compléter son matériel funéraire sans doute parce qu'il était engagé dans une guerre avec ses voisins et Kouchites et Hyksôs.



La momie de Kamosé est mentionnée dans le papyrus Abbott, qui enregistre une enquête sur les vols dans des tombes sous le règne de Ramsès IX (1126-1108), plus de 400 ans après le règne du Roi. Bien que sa tombe y soit mentionnée comme étant en bon état, il est clair que la momie fut déplacée là ou elle a été découverte en 1857, à Dra Abou el-Naga, apparemment délibérément cachée dans un tas de débris.



Son cercueil fut découvert par les égyptologues Auguste Edouard Mariette et Heinrich Karl Brugsch, qui notèrent que la momie était en très mauvais état. Avec elle, les égyptologues ont aussi mis au jour, une médaille d'or et d'argent, un poignard, des amulettes, un scarabée, un miroir de bronze et un pectoral sous la forme d'un cartouche portant le nom de son successeur Ahmès I. Le cercueil est aujourd'hui au Musée du Caire, le poignard à celui de Bruxelles et le pectoral et le miroir ont trouvé résidence au Louvre. Le nom du Roi inscrit sur le cercueil a été seulement reconnu et déchiffré cinquante ans après sa découverte initiale, date à laquelle la momie, qui avait été laissé avec le tas de débris sur lesquels elle avait été trouvée, à disparue.





Ses épouses et enfants
Généalogie des Dynasties XVII et XVIII

Là encore règnent beaucoup d'incertitudes. À ce jour aucune épouse n'est attestée avec certitude à Kamosé. En fonction des spécialistes deux noms reviennent.



• Iâh-Hotep II (ou Ahhotep II), selon Aidan Marc Dodson cette proposition est confirmée par un sarcophage pouvant en réalité appartenir à Iâh-Hotep I. Il convient toutefois de préciser qu'Ahhotep II est également donnée par une majorité de spécialistes comme l'épouse d'Amenhotep I ?.



• Méritamon, sources là aussi incertaines et très contestées.



On n'a guère plus de consensus avec ses enfants puisque seulement peut-être une fille, Ahmès-Sitkamosé (ou Sitkamose ou Ahmose-Sitkamosé), lui serait attestée. On a retrouvé sa momie dans la cachette de la tombe DB320 de Deir el-Bahari, découverte en 1881. Elle était dans le cercueil d'un homme du nom de Pédiamun qui a vécu au cours de la XXIe dynastie (1070/69-945). Comme le précise Michel Gitton, sur la base de ses titres, elle est susceptible d'avoir été une des épouses du Roi Ahmès I (ou Ahmosis, 1549-1525/24) qui était soit son oncle, soit cousin. Ceux-ci étaient : "Épouse du Roi", Fille du Roi" et "Sœur du Roi". Elle a aussi été "Épouse du Dieu" mais il est probable que celui-ci ne lui fut donné qu'a titre posthume. Ahmès-Sitkamosé avait environ trente ans lorsqu'elle est morte, Grafton Elliot Smith la décrit d'une corpulence solide, presque masculine.



Bibliographie


Pour d'autres détails sur le Roi voir les ouvrages de :



Christophe Barbotin :

- Âhmosis et le début de la XVIIIe dynastie, Pygmalion, Paris, 2008.

James Henry Breasted :

- Ancient records of Egypt : Historical documents from the earliest times to the Persian conquest, Vol.1, The first to the seventeenth dynasties, C. Scribner's Sons 1905 - The University of Chicago press, Chicago, 1906, 1907 et (posthume) 1962 - Simon Publications, Décembre 1937 - University of Illinois Press, Mai 2001.

Peter A. Clayton :

- Die Pharaonen, Weltbild Verlag, 1998.

Frédéric Colin :

- Kamose et les Hyksos dans l'oasis de Djesdjes, BIFAO 105, Le Caire, 2005.

Georges Daressy :

- Le cercueil du roi Kamosé, pp.61-63, ASAE 9, IFAO, Le Caire, 1908.

- La barque d'Or du roi Kamosé, pp.129-137, ASAE 21, IFAO, Le Caire, 1921.

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et 15 Février 2010.

Alan Henderson Gardiner :

- The Defeat of thé Hyksos by Kamose, pp.95-110, The Carnavon Tablet, N° 1, Egypt Exploration Society, London, 1916.

Michel Gitton :

- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, n°61, Centre de recherches d'histoire ancienne, n°306, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.

Hans Goedicke :

- Studies about Kamose and Ahmose, Halgo, Baltimore, 1995.

Labib Habachi :

- The second stela of Kamose and his struggle against the Hyksos ruler and his capital, Abhandlungen des Deutschen Archäologischen Instituts Kairo. Ägyptologische Reihe, Le Caire, 1972.

Pierre Lacau :

- Une stèle du roi "Kamosis", pp.245-271, ASAE 39, IFAO, Le Caire, 1939.

Claire Lalouette :

- Thèbes ou la naissance d'un Empire, Flammarion, Paris, 1995.

Kim Steven Bardrum Ryholt :

- The political situation in Egypt during the second intermediate period, Museum Tusculanum Press, Copenhagen, Février 1998.

Thomas Schneider :

- Lexikon der Pharaonen, Artemis & Winkler, München, 1997.

Ian Shaw :

- The Oxford history of ancient Egypt, Oxford University Press, Collection : Oxford Illustrated Histories, New York, Mars 2000, Mars 2002 et Octobre 2003.

Anthony John Spalinger :

- War in ancient Egypt, Collection : Ancient World at War, Blackwell Publishing Ltd, Décembre 2004 et 2007.

Georg Steindorff et Keith Cedric Seele :

- When Egypt ruled the east, Éditeur inconnu, 1942, 1945 et (posthume) 1957 - Univ of Chicago Press, 1963, 1965 et Janvier 1968.

Claude Vandersleyen :

- L'Égypte et la vallée du Nil, tome II, de la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, Nouvelle Clio, PUF, Paris, Novembre 1995 et Novembre 1998.

- Iahmès Sapaïr fils de Séqénenré ... (17e dynastie), Collection : Connaissance de l'Égypte Ancienne, Éditions Safran, Bruxelles, 2005.

Christiane Ziegler, Hartwig Altenmüller et Marine Yoyotte :

- Reines d'Egypte : D'Hétephérès à Cléopâtre, et en Anglais, Queens of Egypt : From Hetepheres to Cleopatra, Somogy, Paris, Juillet 2008 et Grimaldi forum, Monaco, Octobre 2008.



¹- D'après l'article de Gérard G.Passera, pp.48-50, Toutânkhamon Magazine n°40, Août/Septembre 2008.





Retour à la XVIIe dynastie....Retour à la XVIIe dynastie

trouvera dans un récent ouvrage un résumé fidèle et développé de la thèse de Cheikh Anta DIOP (OBENGA, 1973), qui est formulée avec vigueur : "en fait, les habitants néolithiques et prédynastiques de la vallée égyptienne et nubienne étaient des Nègres … Ce sont des Nègres qui ont bâti les civilisations égypto-nubiennes préhistoriques … et historiques (OBENGA, 1973, p. 102)."
Il dégage enfin, après avoir exprimé son propre point de vue sur la question, thèmes de discussion et axes de recherches portant sur :
. les contacts entre l'Égypte et le reste de l'Afrique (Libye, Sahara oriental et sud-oriental, Darfour, Soudan oriental et méridional, Éthiopie actuelle), une telle étude devant être précédée par des précisions terminologiques des termes "nègre" et "négroïde",
. la définition des Hamites,
. le réexamen de l'origine du néolithique égyptien, suscité par les résultats de travaux récents en Basse-Nubie, au Soudan et en Asie,
. en connexion avec le thème précédent, le "rôle du Croissant fertile africain dans le peuplement de l'Égypte",
. la région du delta du Nil : "la lacune la plus grave dans nos connaissances est celle qui concerne le delta égyptien. […] La recherche est d'autant plus importante dans ce domaine que l'on fait souvent du delta le foyer d'origine des populations ayant porté la civilisation à la Haute-Égypte",
. "la nature et la situation géographique des différentes ethnies africaines dans l'Antiquité […] … le problème des pygmées en Égypte qui est lié à celui des rapports ethniques de l'Égypte et de l'Afrique au sud du Sahara, mériterait d'être approfondi",
. les fouilles dans les régions périphériques de la vallée du Nil au sud de la seconde cataracte qui sont zones archéologiques "sous-explorées".
- Le peuplement de la vallée du Nil au sud du 23e parallèle, par Nicole BLANC (cf. Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique, Histoire générale de l'Afrique, Études et documents 1, Paris, UNESCO, 1978, pp. 37-64).
Elle constate en premier lieu que :
"L'importance d'une histoire du peuplement de la vallée du Nil sur toute sa longueur, et non plus seulement dans sa partie égyptienne, n'a été reconnue que ces toutes dernières années. Il était généralement admis auparavant par la tradition historique classique que le passé des contrées riveraines du Nil s'était écrit à contre-courant du fleuve, que celui-ci avait joué le rôle d'une grande artère de communication, mais uniquement dans le sens inverse du cours naturel des eaux, conduisant peuples et cultures des rives civilisées de la Méditerranée aux obscures régions d'Afrique noire, à travers les zones arides de la Haute-Nubie et les marécages du cours méridional du Nil blanc."
L'auteur rappelle l'ensemble des travaux de fouilles effectuées au sud de la seconde cataracte, en particulier ceux de l'Américain G. A. REISNER , "l'un des fondateurs de l'archéologie du Soudan", F. GRIFFITH, le déchiffreur de l'écriture méroïtique, des directeurs successifs du Service des antiquités du Soudan : A. J. ARKELL, P. L. SHINNIE, J. VERCOUTTER, T. H. THABIT) et indique que "les résultats des fouilles amenèrent les chercheurs à s'interroger sur la part africaine dans les civilisations riveraines du Nil et à envisager, sur des bases scientifiques sérieuses, l'existence d'un contre-courant, de l'Afrique noire à la Méditerranée".
Au plan méthodologique, elle est amenée à insister sur le fait que les faibles chances de conservation de vestiges archéologiques en raison de la nature du sol et du climat et le caractère récent des sources écrites rendent nécessaire le recours à d'autres sources qu'il est possible d'exploiter dans une perspective historique : la tradition orale, la linguistique africaine, et enfin l'anthropologie, les données de l'une pouvant remédier, dans une approche synthétique, à l'insuffisance des données des autres.
Ces préliminaires d'ordre à la fois historique et méthodologique étant posés, N. BLANC propose une approche géographique du thème du colloque qui la conduit à esquisser "les principales caractéristiques géographiques et écologiques du bassin du Nil au sud du 23e parallèle jusqu'à la source du fleuve, en Ouganda".
L'une des conclusions qui se dégagent est que le Nil constitue l'une des plus anciennes voies navigables intérieures connues. "[…] Certes il n'est pas navigable sur toute la longueur de son cours, notamment dans sa partie soudanaise". Cependant "… le relief peu accusé dans l'ensemble du Nord Soudan n'a nulle part constitué un obstacle sérieux aux mouvements de population, à la diffusion culturelle, et au commerce …".
Un autre aspect qualifié de très important par l'auteur, est celui d'une "relative ouverture vers l'extérieur" de cette partie de la vallée du Nil située entre le 10e et le 23e parallèle : ouverture d'une part vers l'Afrique occidentale et subsaharienne et de l'autre vers l'Asie (Sinaï, mer Rouge, golfe d'Aden).
L'auteur est alors en mesure d'identifier les grands axes de communications ou "les grandes routes" dont le réseau s'est tissé au fil de l'histoire et sous la pression géographique reliant une région de la vallée du Nil à une autre ou bien connectant la vallée du Nil à des régions périphériques.
C'est dans cette même logique qu'elle aborde le peuplement de la vallée du Nil, mais en remontant le cours du temps : la pénétration arabe est d'abord décrite, suivie de l'exposé des différentes thèses relatives à l'origine des populations présentes au Nord Soudan avant l'arrivée des Arabes. Cet exposé fait ressortir, qu'à l'instar de l'Égypte ancienne, l'appartenance anthropologique des bâtisseurs des civilisations du Soudan fait aussi l'objet d'un débat entre spécialistes. L'auteur précise cependant que "De toute manière, et ceci paraît généralement admis aujourd'hui, il faut considérer très sérieusement l'hypothèse d'une importante contribution de cultures africaines antérieures à ces civilisations".
Enfin, une dernière section est consacrée au peuplement de la vallée du Nil au sud du 10e parallèle qui marque une brusque "rupture" naturelle à l'intérieur de l'actuel Soudan. Les conditions géoclimatiques apparaissent défavorables à l'existence de grandes voies de communication et aux activités sédentaires, un mode de vie pastoral nomade et semi-nomade en petits groupes s'y étant développé. Les fouilles archéologiques sont inexistantes. L'auteur rappelle toutefois qu'il existe des travaux de linguistes et d'anthropologues sur les différents groupes nilotes (Nuer, Dinka, Shilluk, Anuak, etc.) vivant dans cette région du sud Soudan. Des hypothèses diverses sont émises quant à leur origine et leurs déplacements.
Un nouveau changement, se traduisant par des conditions naturelles jugées comme positives, s'amorce lorsque l'on se déplace en direction du sud vers la région des Grands Lacs. Aucune réponse positive ne peut être apportée à la question de savoir s'il y a eu, par le Nil, des liens entre la région des Grands Lacs et l'Égypte ancienne. N. BLANC indique là encore que l'insuffisance de données archéologiques laisse sans réponse satisfaisante les questions relatives à l'histoire du peuplement dans cette région.
En conclusion, N. BLANC :
. réaffirme l'importance d'une approche géographique pour saisir l'histoire des peuples nilotiques. Elle fournit un élément d'explication au contraste offert entre par exemple l'Égypte et la région située entre le 23e parallèle et les Grands Lacs.
. suggère de multiplier les études régionales pluri-disciplinaires mais celles-ci devant se faire dans la perspective de l'ensemble de la vallée du Nil.
. met en garde le chercheur : "Il est dangereux de laisser peser sur la formulation d'hypothèses de travail le déséquilibre de l'historiographie classique ou les préjugés hérités du siècle dernier. La présence d'une rupture géographique et de peuplement au niveau du 10e parallèle a notamment véhiculé l'idée de l'existence de deux vallées du Nil, l'une blanche civilisée, l'autre noire primitive. Un tel stéréotype est particulièrement redoutable, car, fruit d'une péripétie historique relativement récente (migrations arabes nord-sud) dont l'origine est externe à la région, il tend à oblitérer la possibilité de migrations antérieures de populations africaines vers le nord."
- Parenté linguistique génétique entre l'égyptien (égyptien ancien et copte) et les langues négro-africaines modernes, par Théophile OBENGA. (cf. Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique, Histoire générale de l'Afrique, Études et documents 1, Paris, UNESCO, 1978, pp. 65-71).
Avant d'aborder la démonstration de la parenté linguistique génétique entre l'égyptien ancien, le copte et les langues négro-africaines modernes, le professeur Théophile OBENGA pose trois préliminaires :
. Sa communication s'inscrit dans la troisième catégorie des sources inventoriées par le professeur Jean VERCOUTTER pour l'étude de l'origine culturelle des anciens Égyptiens.
Mettant en cause au plan scientifique les travaux du professeur GREENBERG qui a créé la famille linguistique afro-asiatique, tout en négligeant "une règle méthodologique capitale", celle qui veut que soient établies les correspondances phonétiques entre les langues d'une même famille, il est logiquement conduit à formuler les préliminaires méthodologiques qui suivent.
. Le but visé est de démontrer l'existence d'une parenté linguistique génétique entre l'égyptien ancien, le copte et les langues négro-africaines modernes : "Depuis Ferdinand de SAUSSURE, il est acquis que pour relier deux ou plusieurs peuples culturellement, les preuves linguistiques sont les plus évidentes, les plus pertinentes, les plus irrécusables".
Il convient toutefois de bien préciser la différence qui existe entre "une parenté linguistique typologique qui se fonde sur la concordance structurale des mots et des catégories grammaticales" sans pour autant renseigner sur l'existence "d'un ancêtre prédialectal commun" entre les langues comparées, et une parenté linguistique génétique qui restitue "les formes antérieures communes à partir de correspondances et de comparaisons morphologiques, lexicologiques et phonétiques".
. Le troisième préliminaire méthodologique est énoncé de la manière suivante :
"Est-on en droit de comparer l'égyptien ancien et les langues négro-africaines modernes ?
Il est parfaitement légitime de le faire, précisément pour démontrer l'identité d'origine des langues en question. Et ce, même si nous n'avons pas, sous les yeux, tous les états successifs des langues négro-africaines. La langue a une tradition orale indépendante de l'écriture. Le lituanien, connu par des documents écrits depuis seulement le XVIe siècle (1540), n'offre-t-il pas néanmoins, dans l'ensemble, une image aussi fidèle de l'indo-européen que le latin du IIIe siècle avant notre ère ?
Mais la comparaison doit reposer sur des critères sûrs.
Les concordances morphologiques, phonétiques et lexicologiques établies, selon la méthode comparative et inductive, entre l'égyptien (ancien égyptien et copte) et les langues négro-africaines modernes ne peuvent être fortuites, mais doivent renvoyer à une identité originelle commune, parce que :
a) les critères de la comparaison sont garantis par l'égyptien pharaonique qui est le plus ancien témoin des langues comparées ;
b) la discontinuité géographique milite en faveur de l'exclusion de l'emprunt dans ces temps anciens ;
c) la séparation très ancienne de la souche commune élimine également l'emprunt sur l'ensemble des faits morphologiques (grammaticaux), phonétiques et lexicologiques."
Théophile OBENGA établit ensuite les concordances morphologiques (grammaticales) existant entre l'égyptien (égyptien ancien et copte) et les langues négro-africaines modernes. Elles concernent les catégories de genre sexuel, la formation du pluriel, les formes complètes, les morphèmes négatifs, le futur emphatique et enfin les particules de liaison. Les langues africaines sollicitées sont le kanuri (Kanem Bornou), l'ewe (Togo, Ghana), le bambara (Mali), le dyula (dialecte mandé), l'azer (soninké médiéval), le dogon (Mali), les langues bantu (mbosi, kongo, teke, etc.), le valaf (Sénégal).

Les débats

(cf. Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique, Histoire générale de l'Afrique, Études et documents 1, Paris, UNESCO, 1978, pp. 73-125).

En accord avec les thèmes et les axes de réflexion précédemment dégagés, le processus de peuplement de l'ancienne Égypte, le degré d'homogénéité ou d'hétérogénéité de sa population, l'appartenance anthropologique des anciens Égyptiens ont été abordés au travers d'exposés oraux et de discussions sous divers angles d'attaque : celui de l'archéologie, de la chronologie, des témoignages des Anciens, des migrations, de l'anthropologie physique, de l'iconographie.

Le professeur SÄVE-SÖDERBERG fait état des fouilles scandinaves au Soudan établissant les inter-relations entre la vallée du Nil et l'Afrique septentrionale et saharienne. Il récuse la possibilité "de fonder une étude du peuplement ancien de l'Égypte ou tout autre similaire sur des définitions raciales … Il indique sa préférence pour des études sur les relations des civilisations et des cultures".

Le professeur Cheikh Anta DIOP, rappelle d'abord que les découvertes du professeur LEAKEY conduisaient à admettre que l'humanité a pris naissance en Afrique, dans la zone des sources du Nil, impliquant un premier peuplement humain de la Terre ethniquement homogène et négroïde. Il inscrit le peuplement de la vallée du Nil dans un mouvement progressif allant du sud vers le nord et qui s'est échelonné du Paléolithique supérieur à la Protohistoire. Pour lui le fond de la population égyptienne prédynastique était nègre.

Il passe en revue l'ensemble des arguments étayant la thèse d'une origine nègre des anciens Égyptiens
- l'examen des peaux de momies : "Soucieux d'apporter des preuves positives, le professeur DIOP avait étudié un ensemble de préparations faites en laboratoire à Dakar. Il s'agissait d'échantillons de peau prélevés sur les momies provenant des fouilles de MARIETTE. Ils révélaient tous — et le professeur DIOP a soumis ces échantillons aux spécialistes participant au colloque — la présence d'un taux de mélanine considérable entre l'épiderme et le derme. Or la mélanine, absente des peaux des leucodermes, se conserve, contrairement à ce qui est souvent affirmé, des millions d'années, comme l'ont révélé les peaux des animaux fossiles. Le professeur DIOP a souhaité pouvoir effectuer le même type de recherche sur les peaux des pharaons dont les momies sont conservées au Caire."
- les données archéologiques de la protohistoire
- les mensurations ostéologiques et les groupes sanguins,
- l'iconographie,
- les témoignages des auteurs grecs et latins, ceux des voyageurs tels que le philosophe VOLNEY, ou encore celui constitué par le dessin du SPHINX exécuté par Vivant DENON lors de l'expédition d'Égypte dirigée par BONAPARTE, (voir reproduction à la fin du texte),
- les traditions biblique et coranique,
- la comparaison des faits linguistiques,
- les termes par lesquels les Égyptiens se sont eux-mêmes décrits dans leur langue
Le professeur DEBONO fait le point sur ses propres recherches archéologiques et anthropologiques : "Pour le paléolithique supérieur, ses travaux dans la montagne thébaine ont livré la preuve de l'existence de l'homme le plus primitif".
Il fournit des informations sur les découvertes de restes humains intéressant le paléolithique supérieur, l'épipaléolithique, le néolithique et le prédynastique.
Ses recherches dans la montagne thébaine ont permis de prouver l'existence de l'homme le plus primitif. Il rappelle qu'un fragment de calotte crânienne découvert en 1962 au Gebel Silsileh (nord de Kom-Ombo) datant probablement du paléolithique moyen "constituait la plus ancienne trace humaine découverte en Égypte."
Il précise que ce même site avait livré d'autres vestiges humains se rapportant respectivement au paléolithique supérieur et à l'épipaléolithique. Les restes humains relatifs à l'épipaléolithique attestent, selon le professeur AGUIRÉ qui les a étudiés, "la présence d'un cromagnoïde apparenté peut-être à la race de Mekta el Arbi en Afrique du Nord et Asselar."
S'agissant enfin du néolithique et du prédynastique, les fouilles menées à El Omari (dans le nord de l'Égypte), fournissent "de nombreux restes humains en bon état de conservation." Référence est faite à l'étude du professeur DERRY sur les différences raciales entre le nord et le sud aux époques concernées. "Contrairement à ceux du sud, les ossements d'El Omari s'apparentaient nettement à la prétendue race nouvelle des constructeurs de la pyramide. Elle montrait des affinités sans doute libyco-asiatiques. La civilisation méadienne, dont on a retrouvé les cimetières, l'un à Méadi et l'autre à Héliopolis, a prouvé, par les témoignages dégagés, l'existence d'une race assez semblable à celle d'El Omari."
Dans le domaine de l'iconographie, il pense qu'il doit être possible de tirer des informations sur les contacts et les déplacements entre peuples à partir de comparaisons faites avec :
. les représentations iconograhiques humaines (figurines ou dessins sur les vases) trouvées dans la région nord de l'Égypte (Fayoum, Mérimdé, El Omari), en Haute-Égypte et en Nubie.
. les nombreux dessins rupestres découverts en Haute-Égypte, en Nubie et dans d'autres régions de l'Afrique.
S'agissant de l'aspect linguistique, il affirme l'utilité d'une reconstitution du langage préhistorique égyptien.
Il aborde enfin la question du peuplement de la vallée du Nil par l'étude des industries lithiques : leurs caractéristiques typologiques, leur répartition géographique.
Le professeur LECLANT "a insisté sur le caractère africain de la civilisation égyptienne. Mais selon lui, il convenait de bien distinguer "race" et culture, comme l'avait fait le professeur VERCOUTTER".
Il considère que "l'anthropologie physique, en Égypte, n'en est qu'à ses débuts" et "que le problème du peuplement de l'Égypte ancienne était considérable et ne pouvait être résolu, pour le moment, par une approche synthétique encore très prématurée".
Pour le professeur GHALLAB, ce n'est qu'au "paléolithique tardif que la race noire s'est manifestée de l'Atlantique à la mer Rouge". "Une culture nègre n'est apparue vraiment qu'au néolithique".
Le professeur ABDALLA considère pour sa part qu'il est "peu important de savoir si les Égyptiens étaient des noirs ou négroïdes : le plus remarquable était le degré de civilisation auquel ils étaient parvenus. Il existait a-t-il dit des indices importants fournis par l'anthropologie physique concernant la présence de Noirs dans le peuplement ancien, mais il était abusif de généraliser et de dire que ce peuplement étaient entièrement noir ou négroïde".
Il aborde ensuite le volet linguistique en indiquant qu'il n'a pas été convaincu par les démonstrations effectuées par le professeur DIOP : "les similarités signalées étaient accidentelles […] Les preuves fournies de parenté plaideraient bien plus en faveur de la dispersion de l'égyptien ancien en Afrique que de sa parenté avec les langues africaines actuelles". Pour lui "la langue égyptienne n'est pas une langue africaine directe ; elle appartenait à un groupe proto-sémitique, et de nombreux exemples pouvaient être cités à l'appui de cette définition".
Le professeur SAUNERON intervient au cours d'un vif échange entre les professeurs ABDALLA et DIOP portant sur la traduction du terme égyptien km : il en confirme la signification, noir, récusée initialement par le professeur ABDALLA.
Le professeur OBENGA poursuit la démonstration linguistique commencée par le professeur DIOP et montre à partir de toute une série de démonstrations comment il serait possible dans le futur de "dégager un "négro-égyptien" comparable à l'"indo-européen"".
Mme GORDON-JAQUET souligne l'intérêt d'une approche toponymique pour "étayer l'assertion suivant laquelle il ne s'est produit en Égypte aucune immigration ou invasion massive de populations étrangères depuis l'époque néolithique au moins".
Le professeur Jean DEVISSE communique aux participants les résultats d'une enquête iconographique relative à trois manuscrits (nouvelles acquisitions de la Bibliothèque nationale française) témoignant de la représentation d'Égyptiens libres "sous les traits et la couleur de Noirs".

En résumé, les débats ont révélé la persistance de désaccords importants sur l'origine anthropologique des anciens Égyptiens :
"La conclusion des experts qui n'admettaient pas la théorie d'un peuplement uniforme de la vallée du Nil des origines jusqu'à l'invasion perse, énoncée par les professeurs Cheikh Anta DIOP et OBENGA, a été que le peuplement de base de l'Égypte s'était mis en place au Néolithique, en grande partie en provenance du Sahara et qu'il avait uni des hommes venus du nord et du sud du Sahara et différenciés par leur couleur. A cette théorie, les professeurs DIOP et OBENGA ont opposé la leur, qui soulignait l'unité du peuplement de la vallée par des Noirs et les progrès de ce peuplement du sud au nord."
Par contre dans le domaine linguistique, le rapporteur écrit qu'"un large accord s'est établi entre les participants". "Les éléments apportés par les professeurs DIOP et OBENGA ont été considérés comme très constructifs. (…) Plus largement, le professeur SAUNERON a souligné l'intérêt de la méthode proposée par le professeur OBENGA après le professeur DIOP. L'Égypte étant placée au point de convergence d'influences extérieures, il est normal que des emprunts aient été faits à des langues étrangères ; mais il s'agit de quelques centaines de racines sémitiques par rapport à plusieurs milliers de mots. L'égyptien ne peut être isolé de son contexte africain et le sémitique ne rend pas compte de sa naissance ; il est donc légitime de lui trouver des parents ou des cousins en Afrique."
S'agissant de la culture égyptienne : "Le professeur VERCOUTTER a déclaré que, pour lui, l'Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser. Le professeur LECLANT a reconnu ce même caractère africain dans le tempérament et la manière de penser des Égyptiens."

Le rapporteur, dans sa conclusion générale indique que "La très minutieuse préparation des communications des professeurs Cheikh Anta DIOP et OBENGA n'a pas eu, malgré les précisions contenues dans le document de travail préparatoire envoyé par l'UNESCO, une contrepartie toujours égale. Il s'en est suivi un véritable déséquilibre dans les discussions."

Il insiste enfin sur le bilan "incontestablement positif" du colloque.
Les recommandations
(cf. Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique, Histoire générale de l'Afrique, Études et documents 1, Paris, UNESCO, 1978, pp. 101-103).

Les experts ont clos leurs travaux par une série de recommandations concernant quatre domaines dans lesquels les recherches devraient être prioritairement poursuivies :
- l'anthropologie physique : fixer des normes très précises et aussi rigoureuses que possible relativement à la définition de races et à l'identification raciale des squelettes exhumés, examen du matériel humain disponible dans le monde entier (études ostéologiques, études des peaux de momies), création d'un département spécialisé d'anthropologie physique en Égypte,
- les migrations des populations : série d'enquêtes archéologiques systématiques portant sur l'ancienneté de l'occupation humaine du delta, les gravures et peintures rupestres, les cultures matérielles anciennes, les sépultures non pharaoniques de l'ensemble de la vallée du Nil, les vestiges paléo-africains dans l'iconographie égyptienne et leur signification historique,
- la linguistique :"la coopération des spécialistes de linguistique comparée devrait être mise à contribution sur le plan international pour établir toutes les corrélations possibles entre les langues africaines et l'égyptien ancien",
- la méthodologie inter et pluridisciplinaire : études interdisciplinaires intéressant en particulier les régions périphériques à la vallée du Nil comme le Darfour, la région entre Nil et mer Rouge, la bordure orientale du Sahara, la région nilotique au sud du 10e parallèle, etc.

V. Le déchiffrement de l'écriture méroïtique
(Du 1er au 3 février 1974)

Ce thème est introduit par le professeur Jean LECLANT dans sa communication intitulée : "Le déchiffrement de l'écriture méroïtique : état actuel de la question". Il signale qu' "A la suite des recherches […] c'est un total de 900 textes environ dont le rassemblement et la publication sous la forme d'un répertoire d'épigraphie méroïtique (REM) est actuellement en cours au Groupe d'études méroïtiques (GEM) de Paris". (cf. Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique, Histoire générale de l'Afrique, Études et documents 1, Paris, UNESCO, 1978, pp. 110-111).

Il souligne aussi l'intérêt présenté par l'utilisation de l'informatique tant du point de vue de l'enregistrement des textes que de celui de certaines analyses pouvant dès lors être rendues automatiques.
Le professeur SHINNIE rappelle les trois méthodes d'approche possibles : la découverte d'un texte bilingue, l'analyse interne de la structure de la langue, l'étude comparée avec d'autres langues africaines.

Le professeur LECLANT se rallie à la procédure proposée par le professeur DIOP et qui s'inspire de la méthode, recourant à l'ordinateur, mise en œuvre à Léningrad par le professeur KNOROSSOV pour le déchiffrement des hiéroglyphes maya : combiner le plurilinguisme à la puissance de l'ordinateur, en postulant une parenté du méroïtique avec les langues négro-africaines.
Le professeur SÄVE-SÖDERBERG insiste sur l'importance de l'étude des langues du Soudan.

Le professeur OBENGA propose que soient recensées les caractéristiques grammaticales du méroïtique actuellement connues.
Les participants expriment leur satisfaction pour les travaux réalisés par le Groupe d'études méroïtiques de Paris.
Des recommandations précises ont été faites pour poursuivre les travaux de recherches qui, s'ils ont permis de déchiffrer l'écriture méroïtique, n'ont pas encore permis de comprendre la langue méroïtique.

VI. Les acquis

Le colloque du Caire marque une étape capitale dans l'historiographie africaine. Pour la première fois des experts africains confrontent, dans le domaine de l'égyptologie, les résultats de leurs recherches avec ceux de leurs homologues des autres pays, sous l'égide de l'UNESCO.
La légitimité scientifique de rechercher systématiquement les liens, quels qu'ils soient, pouvant exister entre l'Égypte ancienne et le reste de l'Afrique noire a été reconnue au plan international.
Le fait que l'Égypte ancienne soit traitée dans le cadre de l'Histoire générale de l'Afrique, la rédaction par Cheikh Anta DIOP dans le Volume II du chapitre I intitulé "L'origine des anciens Égyptiens" (cf. l'Histoire générale de l'Afrique op. cit. pp. 39-72), constituent deux exemples des retombées directes du colloque du Caire.
Par ailleurs, dans l'éditorial inaugural de la revue Ankh (cf. n°1, février 1992, pp. 5-22) nous avions recensé tout un ensemble de travaux (d'archéologie, de linguistique, de philosophie, d'anthropologie physique, …) se rapportant à l'Égypte ancienne et à ses liens avec l'Afrique subsaharienne. En s'y reportant, le lecteur constatera que plusieurs des travaux cités répondent à l'une ou l'autre des recommandations faites au colloque du Caire et qu'ils apportent des éléments de réponse décisifs sur certaines questions, comme celle, par exemple, de l'antériorité de la Haute-Égypte sur le delta du Nil dans la genèse de la civilisation égyptienne ; signalons à ce sujet l'information donnée par le Bulletin d'Information Archéologique (BIA) dans son n° 5 couvrant la période janvier - juin 1992 :
" Abou Simbel — Une mission archéologique mixte égypto-américaine a mis au jour une ville archéologique préhistorique dans la région d'El-Nabta à l'ouest d'Abou Simbel. L'histoire de cette ville remonte à neuf mille ans et démontre que le désert occidental au Sud de l'Égypte fut le berceau de la civilisation égyptienne. Dirigée par le Dr. Fred WENDORF, professeur d'anthropologie à l'Université de Dallas, cette équipe scientifique poursuit ses travaux de fouilles depuis sept ans avec la collaboration de quelques archéologues et géologues. Le géologue égyptien, le Dr. Mohamed ELBAHY, a déclaré que les résultats enregistrés par la mission font probablement d'El-Nabta la plus vieille ville habitée par les anciens Égyptiens. Furent également découverts des bâtiments gigantesques en pierre qui seraient sans doute les restes d'un temple. [EL-SAYED EL-NAGGAR, "Découverte d'une ville antique remontant à neuf mille ans à Abou Simbel", Al-Akhbar du 20 avril 1992]."
Ce thème de recherche Égypte-Afrique noire se développe tout en faisant l'objet d'ouvrages scientifiques nouveaux, parmi lesquels on peut citer à titre simplement indicatif (d'autres références sont proposées au lecteur dans la section bibliographie de ce numéro) :
- Egypt and Africa, Nubia from Prehistory to Islam, Ouvrage collectif [Edited by W. V. DAVIES, British Museum Press in association with the Egypt Exploration Society, 1991, second impression 1993, London]. Dans cet ouvrage, très riche de résultats de recherches archéologiques, le professeur Jean VERCOUTTER est l'auteur d'un article intitulé "L'archéologie nubienne et soudanaise, Passé, Présent et Futur". Il y écrit :
"Les récents travaux au Ouadi Kubanieh et dans les "Playas" du désert occidental comme ceux entre Ve et VIe Cataractes : de Kadero, SaggaI, Kadada, el-Ghaba, devraient être étendus aux déserts ouest et est, si l'on veut discerner l'une des composantes essentielles de la civilisation pharaonique naissante, celle qui est venue du Sud" (op. cit., p. 4),
- De l'origine égyptienne des Peuls, de Aboubacry Moussa LAM [Paris, Khepera/Présence Africaine, 1993],
- L'or

:: Les commentaires des internautes ::

mariama le 16/05/2009
je sui tres contente de ce que vous faites nous car les en beneficient
http://yamachou.centerblog.net


Abdoulaye Soumaré le 06/08/2010
Indépendance


Je suis l´homonyme du général Abdoulaye Soumaré, camarade de lutte du Pr Modibo Keita, des Khruma, Lumumba. Anta et autres. Les lumières… Il est bien de parler des héros, car leur bonnes œuvres elles, elles restent immortelles. Ces écrits nous les avons envoyés comme devoir de citoyens à la présidence du Sénégal, á monsieur Abdoulaye Wade, sans suite. Maintenant notre décision est de la rendre publique.

Pour Modibo Soumaré.

( Lettre ouverte )

Cher monsieur le président.

Nous vous prions, de nous apporter votre solidarité. Notre intention, est de supprimer, le mot
“ nègres ” une expression insultante et qui manque de dignité, dans le titre du festival qui doit avoir lieu à Dakar, par le mot “ Bantu ” qui signifie uni. L’objet de la recherche “ l’union ” retrouvée.

Ainsi, nous aurons à la place de

Festival mondial des arts nègres. Festival mondial des arts Bantus.





Signé par

Abdoulaye Soumaré Kanakassy Mansour







Etre

Toujours pareil à notre existence, nous exprimons par cette force, un souhait de paix véritable. Le cœur, la tendance est une prière voir clair, Theo derrière l’obscur. Notre solidarité, allant vers tous ceux qui souffrent des guerres, catastrophes et autres calamités terrestres.


L’identité, est toujours à la recherche, de dignité durable, un souvenir de sa source, c’est primaire...très authentique.


Dans l’antiquité, on ne pouvait, ni recevoir une nouvelle identité, ni perdre celle que l’on avait déjà. C’est seulement, dans les temps modernes, que les préoccupations, se sont élargies consciemment sur les sujets, et depuis, l’individu est vu comme quelque chose, étant une existence paradoxe. Depuis lors, l’identité change vite, ou moins vite, peut être individuel, ou collective. Mais surtout, on est individu, avant d’être collectif.

Identité veut dire, littéralement traduit, une unité où entente parfaite.

La vision du monde, est liée à l'identité.

Comment mieux apprendre et appréhender l’évolution de l’art “ nègre ” invective à caractère raciste “ saga bahul ”. Le mot nègre, discrédite une personne avec une peau noire. ( internet ) L’insulte, nègre, ce mot n’est aujourd’hui, presque plus utilisé publiquement, et à cause de sa connotation raciste, de plus en plus bannit. Comme du temps du marin Enrico, les mythes des caravelles et corsaires monstrueux, dégueulasse. La poubelle et marionnette de tout le monde. C’est Affreux, comme Afrique, allez y voir, sale race, nègre sont des mots que vous ne retrouverez dans aucunes des langues, originaires du peuple et aujourd’hui parlée encore. Nègre, Afrique, Affreux, pourquoi des millions de gens persisteraient-ils à se taxer, ou bien se laisser chiffrer, s’appeler, se voir et être vu ainsi, par d’autres et par eux même? C’est même, contre toutes les logiques d’amour propre, qui sont Indispensables, pour un beau sentiment des autres.

Héritage coloniale, suprématie des idées fausses, sans aucun fondement. Je pense comme beaucoup d’autres, au sous développement, à la marginalisation, un produit du manque, des fausses informations. C’est la Propagande, manipulation de l’identité est possible et très fréquent. Identité provisoire, rien pour l’éternité, des identités sous contrainte, les identités en pleine communication urbaine, savoir ou se situer par rapport aux autres.

Problématique de l’identité en général. Les gens sont très manipulés, s’identifier à la politique, le joug, l’orientation vers les idées malsaines.

Indécrottable Afrique, une forme d’impuissance historique. Passéisme, rétroactif, prisonnier du temps. Visions figées des cultures africaines, vouées à la reproduction et aux répétitivités. Politique arriérée, focalisée sur le derrière, passé malsain maudit par qui ? Qui est sous tutelle, les histoires de malédictions.

Chroniqueur...le maître d’école coranique et Ibnou, qui déteste que l’on frappe ses enfants. Ma dignité, est de me battre aussi, pour la liberté de ma sœur. Je ne veux pas me refaire sur le travail de ma sœur, car son travail est le mien. Le travail, n’exclue pas la collaboration, nous, nous inspirons les uns des autres. C’est comme ca, que nous allons traduire Adama et Abdou au festival de Dakar, nous sommes pour une interdiction générale, de la punition corporelle dans l’éducation, arabe aussi. “ Hale ken du ko dor ” les enfants, cela ne se frappe pas entendez, garçons et filles, respect mutuel triompher sur les haines.

La couleur de la peau, ne détermine pas l’identité, mais plutôt l’individualité dit-on sagement.

Vanité, envie, jalousie. Histoire, des mauvaises langues. Niorai, c’est Bouddha lors de leur rencontre, Mao avait raté l’occasion. La Chine à Dresde, collection d’art étatique. Un, sur neuf habitants de la terre, est chinois dit Moustique. C’est lorsque l’armée, dirige une grande partie de l’économie. Communisme, la réalité est une plus grande utopie encore et puis, en plus, il n’existe qu’un Dalai Lama.

L’honneur n’est qu’un brin d’allumette, on ne peut s’en servir qu’une seule fois “ proverbe chinois”. Mais la tige est encore là, certain gens se débouchent les oreilles avec, “ djur gottu ”. Pensez, les boites à feu, alternance avec “ le Boxeur ” Cap Grundheber, cela fait un peu plus de punch. L’exception qui défie la règle, classe économique et propre.

Cap : Est ce qu’il y a, des papiers hygiéniques là-bas.
Lay : Prend de l’eau.
Cap : Non, non, non. Pour toi oui, pour moi non.
Lay : Rien que des bêtises, eau ou papier hygiénique Je prends les deux, le passage d’une
pratique à l’autre, n’est nullement compliqué.

Déplorer l’absence d’écriture, d’esprit collectif. Assimilation, ou diversité culturelle. Les uns demandent aux autres, de s’intégrer à leur mode de vie, ou de démocratie, comme si la liberté était à comprendre selon les humeurs. Il n’existe pas de démocratie locale, la liberté n’est pas divisible, l’idéal de paix. Tous sont contents.

C’est la Télé, qui le dit.

Les phénomènes de recherches identitaires, continueront.

Le nationalisme, est rétrogradé.

Fiasco, “ Bign, fas sa kanam, bind si allahira ”. Afficher une grande répulsion, visage froissé, c’est écrit lisible là dessus, au jour dernier et les enfers. Très fâché, par la vient peut-être le fascisme, “ fascho ”, faché. La haine, provoque la défense “ lo may diay yav ” qu’est ce que tu veux me vendre toi. C’est bon, c’est bon “ Bana, bana ” sait que le commerce, n’est pas tout. Qui peut dire maintenant, si la libre concurrence, l’économie libérale, est compromise. Dans le libéralisme l’âme personnelle se dégrade en un gardien tout court, un chien méchant, une compréhension étroite de l’idée de bien, la richesse commune de l’humanité âme et Dieu, se détériore en un diable et démon, frontières, inapprochable vide spirituel du matérialisme.


De plus en plus perce l’ambition de rendre compte de la réalité, transparence, exprimer l’univers dans sa complexité, mais aussi de trouver l’unité, le sens. Littérature, structure mentale, un goût pour le savoir encyclopédique et rationnel, pour l’allégorie. On veut percer le sens des symboles non plus par le cœur mais par l’esprit.

Dans les mutations culturelles et leurs évolutions, il n’a jamais été question, ni aujourd’hui, ni hier, de se dévider de sa vigueur, ou validité.

“ Je suis ”.

La visite, de la vielle dame. “ On a dit que, ce n’est pas à cause de l’argent, mais Djbi, a dit que oui, c’est à cause du fric. Une lampe, Ndoumbelane, au lieu de Niokolo Koba.

De la corde au cercueil, cela va très vite, avec la lumière.

Nègre, la valeur adoptée est fausse, tout le monde le sait. Elle contrecarre, la vérité de la sentence, connue comme quoi, tous les hommes naissent libres et égaux.

L‘honneur, n’est pas héritable mais l’humiliation, les esclaves du monde, djames-nations, les damnés de la terre. Ce n’est pas écrit dans les gênes, mais plutôt dans le caractère. Nègre, c’est comme macaque, sauvage, il faut se méfier.

Les descendants des tirailleurs, n’ont pas droit aux honneurs et mérites, de leur aïeuls, anciens combattants, mais les dettes exorbitantes et étouffantes reviennent par un inexplicable miracle et pourtant expliqué, aux nouveaux nés africains. Les relations monétaires. La muse soignée du peuple de France, ne traduit vraiment pas son élévation morale. Liberté, égalité, fraternité.

Ma grande mère, la mère de Ibnou le petit frère du général Abdoulaye Soumaré, s’appelle Caroline Marie Parsine Soumaré, signare de Saint Louis. Saint Louis les clés de la ville et les clés du paradis sont les mêmes choses. Saint Louis est le premier roi de France, à pratiquer une politique monétaire “ qui inaugure l’ère de la puissance de l’argent ” et il adapte, les institutions dans un sens, qui donne une existence reélle, à la notion d’État “ amémagement de la chancellerie, création d`une commission de contrôle du trésor royal et de l’hotel du Roi, où sont distingués les fonctions d’État et les emplois domestiques. ”

Ce n’est pas juste, c’est tristes, les rafles. La question des sans papiers, le problème étant politique. Les insupportables, les situations précaires, une jeune congolaise ligotée par des policiers par, de surcroît des hommes, elle menace de les mordre devant des millions de téléspectateurs. Incroyable, et ceci dans le vingt et unième siècle.

Patte d’éléphant, notre très, très grande victoire, Djbril Diop Mambetty, pensez à l’ange. Le destin, nous on ne croit pas à la coïncidence. Senghor, l‘intelligence, les enfants, l’argent et les démunis. Cinéma mendicités par tous les bords, famines incurables, maladies bénignes, épidémies sans arrêt. La poésie vivante des millions d’affreux, les gens qui souffrent. Un jour sacré, ils ont tous eu leur rémunérations, d’avoir étés à l’heure et au lieu. Devant la camera, pris en considération, guéris et heureux.

“ Hyènes ” le film est essentiellement, tourné par des freaks. Des pauvres, des gueux, un chef-d’œuvre a vu jour.

Drahman Drame : Banga deme ba tay
Sama dund gi de ko gen.
“ depuis que tu est partis. La mort vaut mieux que ma vie d’aujourd’hui. ”
Ramatulay : Dafa fek ne aduna man may boroman.
“ C’est ainsi, le monde m’appartient. ”

Drahman Drame : Dama tabi safara.
“J’ai atterri en plein enfer. ”
Ramatulay : Man mi may safara.
“ L’enfer c’est moi même.

Je ne suis pas morte dans la géhenne, sachez que bien avant la préhistoire, depuis, j’ai plutôt apprivoisé le feu, la vie, comme elle devrait être. Voir “ Djef diel ” grande force on sème, on récolte. Travail dans l’absolu, c’est Baye Fall. “ Considérer le dévouement, pour les guides, comme une semence dont on espère récolter quelques fruits, car l’intention comme le dit le prophète vaut l’action accomplie. ” Touchés, très zélés, c’est très réussi.

Nous devons être fiers de pouvoir dire à nos enfants ce qui est présumé être un bon futur. La sauvegarde de l’environnement mode de vie et de développement serein et durable Chirac, éloignés des colonisations masqués. Saint Louis c’est présenter Laye N’diaye à ma façon, au son de Mandiu o Kanakassy. Universel mon beau père, et mon ami quel honneur d’avoir des petits fils de Bamba. Les enfants reçoivent les afros, une monnaie avec valeur juste, comme Yobente pour sen Yay, pour leur Maman Absa M’backé domi, fille de Gaindé Fatma cœur et courage de Lion ba Serin Tuba. La chance, les bases d’un fondement sur et certain, pour un travail conceptuel à venir.
Notre nouvelle adresse.

Le palais de l’Onu

À

La place Faidherbe

À Saint Louis

- Entretien d’un trésor inestimable l’amour, la paix.
- Dialogue des cœurs.
- Culture et développement.
- Education Santé.
- Infrastructure et Démocratie.

Redonner une âme au continent, à la case, aux châteaux et aux maisons. Comme une fois Jimi Hendrix moulons tous les hymnes nationales ensemble. C’est convaincant de sacrifier se que l’on possède le plus cher en une symbiose, amour. One Word, palais des Nations unies au Sénégal. Motifs, croyances, incroyances, les identités, assez d’un dialogue politique malade. Remise en question et des réponses, sont nécessaires à la souffrance.

Qui dit visualiser, pour accompagner les écritures, ne sous entend pas informer. Par quelle presse ? Pas celle là, qui encore sous estime, la signification de la liberté et de la justice.

Comment, peut-on être victime. Prévention et thérapie. “ Nit nitay garabam ”, l’homme est le remède de l’homme. Apporter visions et critiques.

Radio et éditeurs indépendants partout, des livres pour le rêve et la tolérance.

“ Manam ”, comment dire les choses, on se souvient de “ l’Afro ndeup ” exorcisme, guérir les mentalités hantées, par la diplomatie de l’art, une autre façon de dialoguer, utilisé aussi par les guérisseurs et chamans, qui peuvent sauver, des traumatismes coloniales, entre le marteau et l’enclume, soumis au capitalisme sans foi ni loi.

“ Afro ndeup ” fortifiant, accompagné de tama et sabar, ce rythme endiablé. Afro ndeup est le vrai rythme, Cassy, c’est plastique, la mythologie dynamique. Le tempérament, la sueur dans l’identité, est un caractère primordial. Il détermine, les relations interpersonnelles. Il est actif, c’est agressif, c’est la participation de l’action même pour débloquer le temps dans sa stupeur.

Pour stimuler, ou faire sauter.

C’est dense, un double, produit artistique. Mais qui est ce gars là, magique. Personnage bien nourri un bel ensemble, pantalon gris, veston, veste, en dessus l’inoubliable casque colonial jaunit, on se souvient, on est dans le temporel, prête y attention, nous flottons sans relâche dans l’air. Remarque bien, sur quoi ton attention est fixée, lorsque tu respires. Le souffle c’est l’inspiration, ce n’est pas du cirque.

Mérite d’élargir les frontières, dans le sens d’éliminer les difficultés et barrières. C’est clair le large, l’ouverture sans fardeaux, en bas les Dogmes, les hégémonies, Il faut en premier lieu s’en défaire et grandir au delà de ça. Cap une indice… pas de lignes de conduite téléguidées dans le progrès… Laïcité liberté de conscience.

Professeur, le temps c’est de l’argent, découle de l’être. Cherchez, il ne faut pas être soumis, dupé, alors le sens nous échappe.

Comme dit Mama Sam, “ on n’est consterné, nous cherchons des explications ”.

L'africaine Occidentale (Non, Je Ne Connais Pas L'afrique)
Chedid Mathieu

Quand je te revois, mamma Sam
je retrouve les vraies valeurs...
un si grand cœur, une si belle âme...
qui ne se soucie jamais de l'heure

quand je pense qu'elle était comme moi
issue de ce pays glacial
maintenant qu'elle vit au Kenya
c'est l'africaine occidentale

refrain:
non, je ne connais pas l'afrique (bis chœurs)
aigrie est ma couleur de peau
la vie est une machine à fric
où les afreux n'ont pas d'affros

tous ces jeunes américanisés
nikés de la tête aux pieds
génération très très marquée
Mamma Sam est consternée

A cette époque où faire l'amour
est un danger pour l'humanité
il est indécent d'afficher "Nike"
sur nos vêtements dégénérés

Refrain

Mamma Sam, cette fois, c'est décidé
m'éloigner de Paname me feras le plus grand bien
et si ça se trouve, je ne reviendrais jamais...
je serais le plus blanc-bec de tous les africains

Refrain (x2

On n’a pas besoin de fausses constructions, perceptions ou identité de soi et des autres. Amis et ennemis sur des bases de duperie et de malheur, pour être humain, heureux. Bjour, bonsoir, les mouvements migratoires, voir se rencontrer, de se définir, de se raconter, de se constituer une perception du monde, au **** duquel, on se positionne et se passionne.

L’objet “ d’art ” est la valeur scientifique. Transposition (art ) conversion, transformation.

Voyageur, la soif d’expérience. Il faut, faire du bien, voyager contre le nazisme, ceux qui ne sortent jamais de chez eux, qui n’ont jusqu’ici, pas eu la chance de pouvoir comparer, ce qui est commun aux uns et aux autres et apprécier, ce qui fait leurs différences.

La créativité, dans les changements et Continuités.

On apprend à se soigner soi même, du temps, et beaucoup de choses. Médecine pour les oubliés, pendant ce temps, les gens affreux, attendent et attendent quoi au juste, meurent et meurent, pourquoi au juste. Naguère, c’était un conseil d’éthique, d’aller à la rencontre des sévices et des maladies la vocation. Dr. N’diaye, il a fait son devoir. Les chaleurs de Linguere jusqu’à Tambacounda, se sont métamorphosées, une idylle. Le paradis est ouvert, il n’a jamais été fermé, mal compris. Richesse, une prospérité qui se comprend, se transcende et ne sert, qu’à embellir la face de la terre, guérir les malades, qu’importe leur nationalité. Le serment, on apprend de nouveaux trucs et l’auréole de la sainteté, ne tarde pas à venir.

Voila, la destinée de l’argent, de l’or et des pierres précieuses et non aiguiser l’envie et l’égoïsme.

La paix mondiale, l’amour, un dynamisme de progrès, contre toutes formes d’isolationnisme social. Je t’estime bien, est le meilleur début, pour toutes les formes d’infrastructures, voir les développements des marchés et des dialogues. Les enjeux économiques, un esprit calme, il y va du tout au tout. Comment harmoniser, la justice et le développement. Les manières de faire, d’être, de penser, d’agir.

La marche, les drapeaux, ne veulent rien dire, constate comme d’autres une mère, qui à perdu un fils, sur un quelconque champ de bataille, quelque part dans le monde. Aujourd’hui dit elle en plus, rien n’est glorieux, dans la guerre.

On peut mieux faire, travailler en commun, ensemble, être juste “ Expo Fair ”, de connivence. Voila...voila on est d’accord sur ce sujet. Les conditions élémentaires d’existence sont les mêmes, se nourrir, se vêtir ou se dévêtir selon les cas...sucré ou poivré.

Je suis mulâtre et me bute à la question - suis-je plus belle que les blondes ? ”. Séduction depuis sa tour personnelle, question d’exotisme.

Plagiat ou original.

Sans toi,
les leçons d’antan,
ne sont que des coquilles, vides.

Hyppolite.
Quel merveilleux monde, Amélie.

Le métissage, est une responsabilité il faut le gérer. Devenir des origines biologiques, origines mentales, changements des structures génétiques etc. Conscient, il n’y pas à avoir peur, il n’y a pas de danger. Bien au contraire, on a entendu le Bob Marley du peintre “ Emancipate yourself for mental slavery ”. “

La belle histoire de l’humanité, n’est pas falsifiable par les mensonges ethnographiques, les pharaons d’Egypte et les nubiens nègres d’Afrique, les reines noires de Meroé, merde... des lions ou bien des lionnes ? ô Point d’interrogation. Pourquoi comparer, pourquoi respirer toujours du nez, quand on voit quelque chose. Laisser les gens, vivrent ensemble.

Les barrières, les murs, les frontières, les visas d'entrées, des démocrates collaborent avec des dictateurs au delà des frontières et appellent cela, des politiques de non ingérence. Allez, pour la libre circulation des capitaux et des marchandises et non des gens. Pourquoi, vouloir sous estimer le rôle du soleil, dans les topos énergétiques futures. Considère ses rayons comme des mains qui offrent la vie. Anch Key Hospitalité gaieté joyeux. Le cauchemar, ce qui se passe, montre des gens victimes des sols aurifères et des boues diamantineux sur lesquelles ils habitent. La raquette, achat à bas prix des ressources naturelles des uns, leur gaspillage et exploitation, pour le luxe des autres, tout cour, la cause de la pauvreté et le malheur, les lois du marché nègre.

Les chiens, les attaques c’est fréquent encore et empire plus tu vas vers l’est pour les noirs, les blancs. “ Il n’a pas oublié, comme la bête en voulait à ses ******** ”. Obama se dit ô Dieu, ce que c’est honteux, ce qui se passe dans ma famille, c’est sans dignité entre nous. Félicitations, monsieur Wade. Je vais mettre un peu d’ordre, Change, “ sopi len ”. Et si on vous dit, vous êtes juifs, vous êtes allemands vous ne pouvez pas vivre ensemble. Alors répondez, siii on peut. Et si on vous dit, vous êtes noirs, vous êtes blancs, vous ne pouvez pas vivre ensemble. Alors répondez, oui, oui, on peut. Et si on vous dit. vous êtes musulman, vous êtes chrétien, vous ne pouvez pas vivre ensemble. Alors répondez, bien sur on peut très bien. Bravo, vous comprenez une mondialisation très bien réussie, changer nos mentalités, nos organisations le plus pacifiquement que possible, sans prétention, sans vanité, ni arrogance.

Allez voir Barack, le titre, Baraka, “ Barké. ”. La bonté.

Il faut être raisonnable, la sagesse est nécessaire pour la paix.

L’identité semble plus que tout, être un fantôme. L’esprit, est le créateur de l’identité, source aussi bien des sujets, que des objets. Ce que l’on sait au juste, de l’esprit, est sa subjectivité.
“ Je suis ” “ Être ”. L’égoïsme, n’étant pas n’est pas exclu, il est important alors, de savoir, quel genre d’intérêts, sont poursuivis, dans la création des identités. C’est l’art.

Internet... Bantu est le nom commun, collectif porté par un peu plus de 400 ethnies du sud et du centre de l’Afrique hop... hop. Aujourd’hui “ 2007 ” ils existent plus de 200Million de Bantus. Dans le langage des sud-africains blancs, ( où est ce que je suis blanche moi ? Cap ). Bantu est souvent utilisé, pour nommer tous les africains de peaux noires . “ Isshee.. ! Sede Yallah. Confiance en soi-même, ou conviction profonde. Bantu est la culture, ce n’est pas du folklore, pour touristes. Le tourisme est en sens unique, surveillé et limité ce n’est pas le symbole approprie, pour promouvoir l’entente entre les peuples voir, comment sortir de la crise sociopolitiques.


Bantula c’est comme Bantu. L’union c’est l’unité, la réécriture de soi, la reconquête du pouvoir de s’auto-identifier.

Des Bantus, comme les séréres, valafs diolas et autres, se nomment dans l’union. Bantula, est leur habitat, Bantula est la demeure des Bantus. Un Passeport Bantula, ainsi, voila, enfin, on amène une réponse à nos dispositions identitaires, et nous sommes aptes à mettre en valeur nos produits, aussi bien pour nous, que pour les autres. Construire la civilisation, démilitariser les comportements, c’est mieux que faire la guerre, mieux que la barbarie.

On peut s’en rendre compte, la panique, au feu, au feu, la case de Birama brûle. Cela se voit, avec “ afrique ” c’était un malentendu “ Até niakal ” la faillite totale, on ne sait pas quoi faire au juste, mais une fois Bantula... hop là, la solution es là. Oui, oui, là tête va aussitôt beaucoup mieux, aérer c’est important, et cela passe pour tout le monde

La fin du drame, le début d’un beau conte et d’une belle poésie “ universel ” et qui le respire le premier, ira au paradis. ” Ici, la dignité… pureté. Chaque être humain, est un individu, il a sa dignité, le droit à une vie saine. Ils n’acceptent pas les violences, ils n’acceptent pas les brutalités, les répressions.

Lay : C’est si beau, quand on a une vision de Bantula.
Cap : Et surtout, si elle se comprend elle même.

Voir, El’hadj Sarr, est heureux. “ Yan gi dis na, vaye atan nan ko ”. La charge est lourde,
mais on peut la porter. Il faut voir Schritti, consommer après des millénaires. Interprétation, exégèse Cap. Cheick Anta et Senghor, l’un procède par l’énergie, l’autre dans le temps, toujours selon elle, Cap. Ce qui est bon dans les projets, c’est leur étoffe interactive. Ils communiquent, dans la mémoire du temps. Imagination, Impulse et Vision. Le concret.

Confiance, sentiment de sa propre valeur, la situation est clarifiée et le problème est élucidé. Exécuter les idées, ce n’est pas exagérer. Il n’y a à cela, pas de raison d’être belliqueux. Nous voulons, l’avoir à nouveau, notre bâtiment “ Tour du monde ”. Pour célébrer... j’ai nommé, M’baye Diop, Djbril Diop Mambetty, Ibou Diouf, Modou Niang, Kébé, Seydou Barry, j’en viens à Joe Ouakam, Xulu, Muntaga, Babacar, la piste “ des blindés ” est longue. Rien que d’illustres, représentants de la dignité, de l’être humain, ce droit inaliénable.

Saluez une mémoire, inoubliable.

L’air frais que l’on respire, l’eau salée, l’océan Atlantique, à la plage veuillez ramener vos déchets.

Travaux de recherche, pour le royaume de l’enfance. Etudes et documentation. Conservation, pour les rapports futurs. Un véritable ministère. Environnement et culture, peuvent si bien allez de pair, ivre de paix, amoureux.

Nul n’a besoin, de la dignité des autres, la vertu est partout. “ Alle man, nous sommes les noirs, nous sommes les rouges et les jaunes, des gens dignes parce qu’ils s’aiment les uns et les autres, parce qu’ils sont unis. Ici, nous sommes. Identité, exprime encore une fois, égalité parfaite, ou entente complète, s’agissant de personnes ou de choses. ”

Vous voyez Gudrun Ciss, la mère de Malaika, elle est si remplie d’amour, qu’elle se pose la question, comment quittez un jour de si grands hospitaliers. Bamako. Au contraire, une perspective inverse. Bantus ne veut pas dire une ethnie quelconque, sinon tous unifiés.

“ Nieep ben lan ”. Amour collectif.

Ankh key, Bravo Thot pour le climat. La teranga, hospitalité, pardonner, partager, j’ouvre grand mon cœur et attend... L’affirmation d’une modernité, ne pose pas un problème, la science est universelle. Elle est si vaste, l’univers. L’ensemble, où tout est lié à tout, indissociable, tous unis. Rien ne manque, vous êtes tous les bienvenus.

être

Dans un futur où il fait bon vivre, car les prières s’exaucent. Le présent est calme et le passé, se repose... vraiment.

C’est comme un peu l’initiation, le Bois sacré. Bantu, veut simplement dire, les hommes, les femmes comprises, unies. C’est aussi une prévention contre le chauvinisme politique et un remède contres les discriminations sociales. Sémantique, la signification, le sens des mots, il faut en avoir. Ainsi on a, pour parler Cheick Anta Diop “ ba ” les “ ntu ” hommes et femmes - Mensch, comme Nit en valaf ou Nke en Bambara. On n’a pas besoin d’autrui, pour nous dire qui nous sommes.

Bantu = Benit= Un “ vieux valaf ”

L’union, est la femme ou l’homme aboutit dans les autres, un bien aimé. Un Réalisateur les deux à la fois, soi même et l’autre, un dirigeant, un conscient, un éclairé “ illuminé, inspiré ” demandez Cheick Anta Diop “ Internet ” ou bien écoutez Samba Diarra “ Nous sommes des mallettes de paroles, si tu nous ouvres, nous nous transformons dans la langue du seigneur ”

Ce qui est destiné a la recherche, est scientifique. Il ne peut pas y avoir, d’animosité ou de concurrence.

Les moyens, les forts, les biens forts et les moins forts, encore par ces utiles outils, on prend notre temps, puis on élabore les sujets, qui nous préoccupent. Irritable ? Non sans stress !
Exprimer le changement, le formuler, l’organiser. Et même des fois, le promouvoir, aller l’encourager, comme une fois l’ANC. Art contre Apartheid.

Oui..!

Les années de combat contre le racisme la xénophobie et autres, n’étaient pas destinées à la création d’un état indépendant sud-africain. Les Illusions, sont les états indépendants africains séparés. Au contraire comme le nom le dit : ( ANC ) African National Congress, le but du combat était de trouver une solution aux problèmes en général du continent.

Vive Bantula, vive l’union des Bantu.

La lutte continue

Cap et Lay.

Congre de réunification, où division eut lieu. Berlin.

Il ne fait pas bon vivre, au dépend des générations futures. Et lorsque les adultes, auront bien rempli leurs fonctions, les enfants peuvent se réjouir, d’un présent vierge, et bénéficient de forces nouvelles pour maîtriser leur propre destin.

Mérite.

Allée Djbril Diop Mambetty, à rêver.

Cassy : Beaucoup sont partis.
Lay : Où sont-ils partis.
Cassy : Ils sont morts.
Lay : Ils se réincarnent, dans les enfants.
Cassy : C’est exactement cela.

La défaite, la poussière, peuf, peuf, léger, c’est mobile ça. Rien que du sabotage en commun, le manque de confiance réciproque, qui est à surmonter. Vous savez, CFA et Afrique, les intérêts dépendent du jusqu’au-boutisme, “ du ba sa yah ba ”, le jusqu’à l’os, de la détermination politique, mais pour l’instant, le dialogue est au point mort.

Ethnologie Rouch, le rêve est plus puisant que la mort, penser juste et réaliser le contraire, la vérité n’est pas à discréditer, par l’ésotérisme. C’est accepté, intégration des Griaules dans le Yassiguina. Ainsi nous retrouvons dans le Manga, le Bars ah, ou Jenseits, à l’au-delà une grande diversité. Il faut bien, expliquer les grandes fatigues, des cérémonies de deuil. C’est fini, Yassi geen. La révélation, Bantula et vivent les afros, coupures franches et net.

Un jour le terme Afrique est mort, alors enterrons le en Dogon, avec cérémonie dans les falaises. Bandiagarra Inchaalla.

Tu peux diviser, comme tu peux unir. Les esprits subtils, il fallait passer par l’abstraction, pour visualiser l’invisible ”. C’est difficile, de comprendre l’inconnu et l´étrange.

A “ diang ”, le savoir. Dix sur dix.

Champion, je suis invincible, je suis imbattable, souvent le cri de victoire, des enfants dans le jeu.

Ce qui naît à besoin d’orientation, la jeunesse n’a pas d’argent. Dans quel esprit éduquer les enfants, plutôt dans l’amitié. Cosmos, voir avec la lumière. La clarté, est une cargaison de temps, entre dormir et se réveiller elle était, la lumière et elle ne connaît pas, de Pauvreté, alors en finir avec les dettes contraignantes, Bantula un continent non endetté, notre droit à un épanouissement libre, un présent propre, laver propre des incapacités des adultes, de régler leurs différents politiques, entre eux, des murs partout, et même dans les têtes.

Et pour le futur.

Ethique... le flou, qui a besoin de transparence et que l’on nomme obscurantisme est, qui est sujet et maître, et qui est objet ou subordonné. En vérité il n’y a ni sujet ni objet. Ni maître ni esclave. Ecoutez pareils, il y a identité, égalité.


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Dès lors le Nègre n´éxiste plus, dès lors capable de ressaisir la continuité de son passé historique, de tirer de celui-ci le bénéfice moral nécessaire pour reconquérir sa place dans le monde moderne, sans verser dans le nazisme à rebours, le racisme tout cour.

Le Tournant, c´est la bonne démarche à suivre prochainement avec BANTULA « Liberté, égalité, fraternité. »

Zobelart@web.de

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